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Hakuna Matata

Samedi soir, pas de blogue, pas de narration, WiFi oblige. Le seul endroit où le WiFi était disponible c’était assise sur le perron d’un espèce de bâtiment un peu à l’écart.

Me voici de retour sur mon perron, mais cette fois-ci de jour. À cause de la sécurité, les clients du lodge ne peuvent se promener seuls après la tombée du jour. Samedi soir, j’avais donc le gérant de l’hôtel, très gentil d’ailleurs, debout à côté de moi qui attendait que je termine mon escapade sur le net.

Quelle magnifique première journée de safari. Nous avons roulé pendant 2 h 30 sur une belle route goudronnée pour parcourir une distance de 130 km, sans cônes oranges:). Ici, pas de panneaux qui indiquent la vitesse maximale, seulement des dos d’âne et des espèces de bandes rugueuses, il faut donc ralentir très souvent. Le long de la route, beaucoup de Masaïs, une tribu de la Tanzanie que l’on reconnaît très facilement. Ils portent une espèce de tunique rouge carottée. La couleur rouge ressemble au feu, et le feu effraie les lions.

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Seulement de 20 à 30% des enfants masaìs vont à l’école, le reste des enfants travaillent à s’occuper des troupeaux, par exemple. La polygamie est la norme pour cette tribu. Notre guide nous explique que pour les hommes masaïs, plus il a de vaches, plus il a de femmes…La tentation était très forte pour lui ramener une bonne claque derrière la tête :)…ce que nous avons finalement compris, c’est que les vaches sont un signe de richesse, donc plus un homme est riche, plus il peut se permettre de femmes. Les hommes sont circoncis à 2 ans et mariés à 10 ans…Ouaip, on est en Afrique.

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En passant, notre guide est excellent, il nous raconte sa Tanzanie. Il est nos yeux et nos oreilles, il voit tout !

Nous nous sommes arrêtés pour le lunch à notre logement le Wild Manyara Tented Camp. Et oui, notre baptême pour dormir dans des espèces de huttes avec des toits en paille. Notre baptême aussi pour dormir sous des moustiquaires. Les huttes sont très confortables avec un bloc sanitaire complet : une toilette qui flushe et une grande douche, le grand luxe quoi ! Le bâtiment principal abrite le bar, la salle à manger et une terrasse au 2e étage avec vue sur le lac Manyara, asséché à cette période-ci de l’année. On nous a accueillit avec un jus d’ibiscus. Le jus ressemble un peu à du jus de canneberge mais d’un rouge très dense qui goûte…la branche.

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Après le lunch se fut le grand départ pour le parc national Manyara. Ce parc national fait 300 km carrés, mais la densité de la faune et de la flore est très importante : plus de 350 espèces d’oiseux sans compter un nombre impressionnant d’animaux. Juste avant d’arriver au parc, nous avons traversé un village qui s’appelle Moustic, petit village très animé où nous avons acheté des bananes rouges, très goûteuses. Nous y avons aperçu des marabouts, une espèce de charognard qui ressemble à des aigles mais en plus gros format, et avons partagé nos bananes avec un mâle babouin plutôt gourmand.

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Le parc est sillonné de pistes de sable qui nous font découvrir toute sa richesse. Abdallah, notre guide, s’arrête pour nous montrer à gauche une famille d’éléphants, wow wow wow…on regarde à droite et on voit un mâle de 6 000 kilos qui s’en venait tranquillement vers nous. Nous n’avions qu’une pensée, dire à Abdallah « start the car !!, start the carrrr / Fait partir l’auto!!!! » et ce dernier qui n’arrêtait pas de répéter « Hakuna Matata, Hakuna Matata » (y’a pas de problèmes). L’éléphant est finalement passé à environ 10 pieds devant la jeep pour finalement aller rejoindre les siens de l’autre côté de la piste.

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Plus loin, une famille d’éléphants, veillait le corps d’un éléphanteau de quelques mois mort. Les éléphants peuvent restés plusieurs jours à côté des dépouilles. Ce spectacle nous laisse sans mot.

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La vue d’une première girafe a aussi été un beau moment. C’est un animal très gracieux et très curieux. Les zèbres et les gnous font de bons compagnons, le premier à une très bonne vue et le second un bon odorat. Les hippopotames possèdes leur propre piscine…un trou de « bouette » on ne voit que les yeux et les oreilles. Les buffles noires, les impalas et quelques espèces de singes ont complété ce spectacle. Au loin, sur une partie du Lac Manyara pas asséché, nous pouvions apercevoir une mer, mais une mer de flamants roses. Abdallah nous indique qu’on peut se rapprocher des flamants roses en 30 minutes. Nous acceptons donc de rouler vers le lac. Malheureusement, à notre arrivée, les flamants avaient disparu. Mais un autre beau spectacle nous y attendait, une autruche…

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Demain, nous roulerons vers le parc Serengeti par une piste qui s’appelle « la route des massages »….

C’est parti !

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Après plus de 15 heures de vol, 3 heures de voiture, 5 heures en transit et environ 3 heures de sommeil, nous avons (enfin!) foulé le sol africain, jeudi à 20 heures, heure locale. Ouf ! C’est loin l’Afrique ! Nous sommes arrivées via l’aéroport d’Amsterdam, le 4e plus achalandé d’Europe. La sécurité est à son maximum. Tous les passagers devaient passé au travers le scan suivi d’une fouille manuelle, une douanière pour les madames et un douanier pour les monsieurs, nous tâtaient le popotin et plus. Bien que la sécuité dans l’aéroport ne soit en cause, ça nous rappelle que c’est à Amsterdam qu’a décollé l’avion de la Malaysia Airlines, le vol MH17, qui a été abattu au desssus de l’Ukraine en juillet. Ces passagers ont pris l’avion pour se rendre à Kuala Lumpur rejoindre de la famille, visiter la Malaisie ou encore pour assister à une conférence comme ce fut le cas pour plusieurs éminents chercheurs. Eux, ils ont survolés la guerre, nous, on a plutôt survoler la misère. La misère il y en a partout, chez nous et ailleurs. Je parle ici de situations propres à l’Afrique, comme en Centrafrique ou encore au Congo.

Notre guide/chauffeur Abdallah nous attendait à l’aéroport et nous lancé un « Caribou »! On pensait qu’il voulait nous démontrer qu’il connaissait un peu le Québec…ben non, « caribou » en swahili, la langue officielle de la Tanzanie, veut dire bienvenue. Maintenant, essayez donc d’expliquer à un Africain c’est quoi un caribou…un gros chevreuil ? Y’a pas plus de chevreuils en Tanzanie que de caribous…une grosse antilope qu’on lui a dit…il a compris ou il est très gentil :)

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Notre véhicule, Un Toyota Land Cruiser que vous voyez sur la photo, est très confortable. On va pouvoir se tenir debout puisque le toit ouvrant fait presque toute la longueur. Notre lodge pour deux nuits, le African Tulip, est situé non loin du centre-ville d’Arusha. C’est un petit lodge très propre et confortable.

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Vendredi, nous avons visité Arusha, ville d’un million d’habitants. Euh, pas vraiment visité, mais plutôt traverser la rue principale pour se rendre à un marché d’artisanat. Beaucoup de circulation délinquante. Ça dépasse à gauche, ça klaxonne tout le temps et y’a beaucoup de motos. Ils roulent à 3 sur les motos sans problème…Y’a pas beaucoup de chose à voir à Arusha : un marché local pour les fruits et les légumes, un marché d’artisanat, que nous avons visité et un musée très petit à ce qu’ont dit. Je ne crois pas que les gens viennent visiter Arusha, ils sont ou en transit, comme nous, ou ils s’apprêtent à escalader le Kilimanjaro.

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Demain, samedi, première vraie journée de safari, mais environ 2 h 30 de route pour se rendre au Parc national Manyara. On verra surtout des oiseaux et si on est chanceuses, des éléphants.

Safari en Tanzanie – Que l’aventure commence!

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Bon enfin ! Après plusieurs années à rêver et plusieurs mois de préparation, ça y’est, je pars en safari photos en Tanzanie le 3 septembre 2014.

Plus la date approche, plus présents sont les papillons dans mon ventre. Je dois travailler fort pour évacuer les interrogations et les remises en question…Misère….pourquoi pas un p’tit tour de voiture au Parc Safari à Hemmingford? Ou encore une simple visite au zoo de Granby ? Mais qui n’a pas rêvé de voir les éléphants dans leur habitat naturel, de voir des girafes se nourrir à la cime des arbres, ou encore d’apercevoir un lion paresseux évaché dans la savane ? J’y ai rêvé, j’y vais !

Non, la Tanzanie n’est pas touchée par l’épidémie d’Ebola. La Tanzanie se situe en Afrique de l’Est et l’épidémie d’Ebola sévit en Afrique de l’Ouest, plus particulièrement au Liberia, en Sierra Leone, au Nigeria et en Guinée. Quelques pays voisins ont annoncé certaines mesures d’urgence comme la Zambie et la Côte d’Ivoire. Le contact direct avec les liquides organiques (sang, sperme, excrétions et salive) d’une personne infectée est la principale voie de contamination humaine. Alors à moins de frencher ou de me payer une partie de jambes en l’air (n’ayez crainte) avec une victime du virus Ebola, je devrais m’en sortir à bon compte. Il faut quand même rester vigilant, j’en conviens.

Je vais donc vous narrer mon voyage au gré de mes aventures. Et oui, le Wifi est disponible même en pleine savane en Tanzanie. Mais si vous ne recevez pas de nouvelles pour quelques jours, ce ne sera pas nécessairement parce que je vais avoir été dévorée par un lion affamé ou écrasée par un hippopotame trop entreprenant! Non, peut-être que le Wifi fera défaut, on est quand même en Afrique, ou qu’on sera au Kati Kati. Le Kati Kati est un logement en tente au milieu du Serengeti, pas de Wifi à cet endroit ! Les tentes sont apparemment très confortables avec des toilettes fonctionnelles (mieux que dans le Sahara au Maroc, j’espère – je vous raconterai) et 20 litres d’eau par personne pour la douche…le grand luxe quoi !

Qui dit dormir en tente dans la savane dit aussi dormir à proximité de nos amis les animaux, on est sur leur territoire, il ne faut jamais l’oublier ! Alors, pour empêcher nos amis de venir nous rejoindre dans notre lit un gardien, qui deviendra sûrement notre meilleur ami, montera la garde toute la nuit – non pas dans notre lit – mais devant la tente. Nous y serons pour deux nuits les 7 et 8 septembre. Pour le reste du séjour en formule safari, nous serons en lodges 4 étoiles. Ensuite nous prendrons la direction de Zanzibar, une île qui appartient à la Tanzanie pour un séjour paradisiaque sur le bord de l’océan indien. Je pars en couple avec un couple d’amis de toujours.

Je réalise aussi un second rêve, ou plutôt un souhait présent depuis des années…partir un blogue. C’est fait ! Je vous présente Cœurs de nomade (coeursdenomade.ca). Pour mes amis facebookiens, j’écrirai sur mon compte pour les autres, il y a Cœurs de nomade.