Tous les articles par Coeurs de nomade

Acropolis? Non, Agropoli!

J’ai déposé mes pénates pour une semaine dans une toute petite ville du sud de l’Italie, Agropoli. Située non loin de la côte amalfitaine, cette ville de 22 000 habitants a fait sa réputation grâce à la mozzarella bufflonne, La spécialité de la région. La mozzerella bufflonne est un fromage frais, qui, comme son nom l’indique, est tiré du lait des femelles buffles, des bufflesses (eh oui….), italiennes.

Pour s’y rendre, on débute par un petit voyage en voiture sous la pluie jusqu’à Montréal. Puis un vol direct nous amène à Rome. Ensuite, un (autre) voyage en autobus, cette fois nous dépose 4 heures plus tard au paradis…Faut dire que ce périble fut assez long et pénible. Mes yeux pissaient du sang et de l’écume sortait de ma bouche…Misère…c’était loooonnnngggg!!! Mais rendues à destination, la magie opère. Quel endroit magnifique! Le voyage en autobus nous a quand même permis de voir une partie de l’Italie. Les autoroutes sont très bien entretenues. Les routes se comparent à celle de l’Espagne. Les haltes routières sont nombreuses et efficaces. Les tunnels (on roule dans les montagnes) sont fréquents mais toujours agréables à traverser. Nous avons emprunté la route E-45 jusqu’à Naple, ensuite la A-30 jusqu’à Salerno pour ensuite emprunter la 3 populée de ronds points aux 2 kilomètres. Faut croire que la co-pilote de la Rose est toujours pas sortie de la fille…

image
La vue de la mer tyrrhénienne nous a redonner une poussée d’énergie pour pouvoir savourer notre souper, du bon vin, du Limoncello, une gellato au citron et un coucher de soleil magnifique! Une belle fin de journée !
image

image

image
Demain, on essaie de changer de chambre pour se payer une vue sur mer et on visite Acropolis….non!!! Agropoli…Tant pis ! Je vous la chante quand même ; Acropolis, adieu, adieu l’amour, les roses blanches de l’Athénée, se sont fanées….Chow !

Kwaheri (Au revoir) (le lundi 15 septembre 2014)

DSC00362
La Tanzanie, c’est magique ! La Tanzanie, c’est accessible, tellement plus accessible qu’on peut le croire. À l’aube du voyage, une toute petite peur m’habitait. Dans quelle aventure me suis-je encore une fois embarqué ? Je m’en vais en Afrique pardi ! Je devrai faire confiance à de parfaits inconnus pour ma sécurité, je m’en vais voir des bêtes sauvages qui peuvent manger plus gros qu’eux comme petit déjeuner…misère….et pourtant….

Des bons contacts, un esprit ouvert et un goût immensément présent pour l’aventure m’auront permis de vivre une des belles expériences de vie jusqu’à présent. Merci à mes compagnes de voyages, les meilleures, merci à Uniktour, à Abdallah notre guide, à tous les tanzaniens rencontrés, merci aux lions, girafes, singes, éléphants, hippopotames, oiseaux….
0481

Devinez l’épice (le lundi 15 septembre 2014)

Fini la lecture passive ! Je vous invite à deviner l’épice ou le fruit à l’aide des photos ci-dessous. Ce petit jeu vous donnera une bonne idée de notre excursion parmi les saveurs et parmi les senteurs de la route des épices.

1.
0422
2.
0434
3.
0439
4.
0437
5.
0443
6.
0423
7.
0435

Vous avez deviné ?
1. Curcuma
2. Papaye
3. Clou de girofle
4. Ananas (pas mûr)
5. Cannelle (écorce de l’arbre)
6. Bananes rouges
7. Poivre

Que de saveurs, d’odeurs…et de bouette !

0445

Inimaginable (le lundi 15 septembre 2014)

Imaginez que demain matin, on entre chez vous (sans s’annoncer) et qu’on vous dise qu’à partir de maintenant, vous n’avez plus aucun contrôle sur votre vie. Imaginez que, pour déterminer votre valeur, on vous fouète jusqu’à ce que vous tombiez de douleur et d’épuisement. Imaginez voir vos enfants se faire battre, voir assassiner parce qu’on ne sera trop quoi faire de ces petits. Imaginez passer de 48 à 72 heures enfermés dans un pièce de 15 X 10 avec 77 autres personnes, enchaîné aux pieds et au cou. Imaginez mourir suffoqué, accroché à quelques courants d’air.

À Zanzibar, jusqu’en 1874, et clandestinement jusqu’en 1907 (1907!), on a traité les zanzibarites de la sorte, en esclaves, quoi! Sur l’île, les portugais, suivis des arabes, se sont trouvés une supériorité quelconque, assez pour juger les habitants, pour les exécuter, pour décider de leur sort. Jusqu’à ce qu’un certain Dr. Livingstone, médecin missionnaire et explorateur, convainque ses compatriotes que c’est inhumain, inimaginable. Pour la plupart d’entre nous, l’esclavage se résume à la télésérie américaine qui nous a fait découvrir son héro, Kunta Kinte (lire Kinté) du romain Racines. À Zanzibar, c’est tout un peuple qui a été touché, qui se souvient, qui se raconte. Plutôt bouleversant comme expérience que de visiter le marché public où les esclaves étaient vendus, de visiter un cachot qui a vu mourir des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Ça sert aussi à ça les trajets touristiques, à raconter, à sensibiliser…merci Florent !

0460
0463

0462

Bon jusqu’à la dernière goutte (le lundi 15 septembre 2014)

Aujourd’hui, lundi, c’est notre dernière journée en sol africain. Nous devons quitté l’hôtel pour 11 h et notre avion décolle à 20 h 30 ce soir. Que faire entre les deux ? Visitez s’t’affaire ! S’imprégniez le plus possible de cette culture, respirez à fond ces odeurs bien particulières, voilà le but de notre journée. Pour ce faire, nous faisons appel à Rachid, notre guide. Il nous organise un périple sur la route des épices (Spice Tour) et une visite à pied à Stonetown. Nous avons la chance de voir la vie des zanzibarites, les enfants en route pour l’école, les adultes en route pour le travail ou encore pour faire le marché. Ici, les enfants étant trop nombreux, la moitié vont à l’école le matin et l’autre moitié l’après-midi. Plusieurs petites filles, quelques fois d’à peine 5 ans, sont voilées des pieds à la tête. Les voitures et les vélos partagent la route sans trop de problème. Nous apprécions beaucoup ce dernier transit, ces derniers regards.

Stonetown nous ouvre ses portes ! Stonetown, c’est la vie quotidienne. Stonetown, c’est les rues encombrées de voitures, de passants, les marchés extérieurs où des senteurs tellement fortes nous font reculées…Stonetown, ce sont ses fameuses portes qui nous racontent l’histoire des habitants. Les sculptures sur les portes nous permettent de reconnaître l’origine et le métier des habitants : indienne ou occidentale, menuisiers ou marchands. Cette porte aux couleurs d’or aurait même vu naître Freddie Mercury, chanteur culture du groupe britannique Queen. Nous continuons notre périple pour prendre un dernier repas sur le bord de mer, un dernier repas en sol africain.

0465
0471

0468

0472
0479

Je voudrait voir la mer ! (Le dimanche 14 septembre 2014)

Je voudrais voir la mer, et ses plages d’argent…comme disait Michel Rivard. J’avais, dans mon bagage, mon masque et mon tuba pour faire de la plongée en apnée. Alors notre guide Rachid nous organise une sortie en mer. On se retrouve donc sur une plage magnifique. Rachid nous présente le propriétaire du bateau accompagné de son capitaine. Le propriétaire est très fier de nous mentionner que c’est son bateau ! Sûrement un bel exemple de réussite cet homme qui a construit lui-même son bateau avec du bois de manguier, très solide. Le capitaine est très habile et sait naviguer au gré des marées et des vagues, quelques fois plus insistantes, sans plus.

0412

0417

0420d

0420a
Bien que nous ayons pu voir des calmars, pieuvres, étoiles de mer, poissons perroquets. coraux et j’en passe, ce ne fut pas ma plus belle sortie en apnée. Mais quand même, je me souviendrai toute ma vie d’avoir observé la vie marine dans l’océan indien, d’avoir marcher longtemps sur une cette magnifique plage pour revenir à notre point de départ où nous attendais Rachid. En chemin, quelques enfants viennent nous rejoindre en courant. Le propriétaire du bateau nous présente fièrement son fils qui semble très heureux de voir son papa. Nous avons partagé un moment de leur quotidien quoi ! Très touchées, nous avons voulu remercier nos deux comparses en leur remettant un pourboire, un masque de plongée, un tuba et un sac étanche. Durant notre voyage, on voudra souvent leur donner notre chemise…

Zanzibar

Zanzibar est un état indépendant de la Tanzanie, situé à 35 km des côtes. Les principaux ministères comme la justice, la défense et le ministère des Affaires intérieurs déservent et la Tanzanie et Zanzibar. Plus de 1.4 millions d’habitants répartis sur 2 îles principales : Zanzibar et Pemba. Notre vol devait décollé à 15 h 25 jeudi.

0362

On nous dit que, pour des raisons opérationelles, le vol partira plus tard vers 16 h 20. Nous regardons avec inquiétude ces petits avions d’environ une vingtaine de place…misère….finalement un avion de 76 places atterrit sur la piste devant nous. Faut dire que l’on attend dehors…On se dirige donc vers l’avion pour l’embarquement. Juste avant de monter l’escalier de l’avion on aperçoit quelques valises…on reconnaît deux de nos valises. Le monsieur de la compagnie demande à tous les passagers si on reconnaît nos valises…on se doit d’arrêter pour lui dire que oui…on apprend que ces valises ne peuvent pas être mises dans la soute à babages…parce que l’avion est trop pesant…y’a 4 valises en tout…donc, avec un poids maximal de 23 kg par valise…rajouter 92 kg (les 4 valises qui ne peuvent pas faire le voyage) serait trop pesant pour l’avion…misère. 2 autres valises appartiennent à un couple d’Australie qui attend depuis la veille puisque leur vol a été changé à 3 reprises. Tout ce beau monde se met à argumenter avec le monsieur. Ce dernier nous dit : écoutez, ça ne sert à rien d’argumenter, vous ne faites que retarder le départ…vos valises suivront dans le prochain vol…ouein….Les valises ont manqué le prochain vol…Elles sont finalement arrivées à l’hôtel 24 heures plus tard…

Nous allons profiter de la plage devant l’océan indien. Se promener sur la plage est un peu ardu, parce qu’aussitôt qu’on dépasse le périmètre de l’hôtel, des beach boys nous tombent dessus comme des mouches à marde. Ils nous posent toujours 3 questions : notre nom, d’où on vient et quand on part. Pour le reste de la semaine, je m’appelle, Philomène, Antoinette ou Mautadite…c’est selon…Plutôt comique d’entendre un beach boy, dont la langue première est le swahili, répété « Phhhhi-lo-mèèèè-ne?

0381

La plage est magnifique. Lorsque la marée est base, on peut marcher jusqu’à 30 minutes vers le large. On ne le fait pas bien sûr, on se doit de respecter la mer que l’on ne connaît pas.
0385
0383

0386

Dimanche matin, on s’en va faire de la plongée en apnée, sur la barrière de corail…dans l’océan indien…Lundi, jour de notre départ, on visitera Stonetown (le vieux quartier de Zanzibar inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO) et nous ferons le « Spice Tour ».

À chacun son destin, à chacun sa ligne de vie

À chacun son destin, à chacun sa ligne de vie

Jeudi, pas de lion en rut ni de zèbre au galop. Pour notre dernière journée en Tanzanie (Zanzibar étant un état indépendant), nous avons visité un village masaì près de Karatu et une école à Arusha. Ce fut une journée remplie d’émotions qui nous a fait prendre conscience de notre statut très privilégié.

Ces hommes, femmes et enfants que nous avons rencontrés au village semblaient très heureux de leur sort et très fiers de nous montrer un peu de leurs coutumes et de nous faire visiter leurs maisons. Imaginez-vous habiter dans un « village gaulois » d’environ 100 pieds de diamètre, de partager cet espace avec 20 personnes de votre clan (famille) et d’une bonne cinquantaine de vaches. Imaginez votre hutte ronde d’une superficie d’environ 10 X 10 qui comprend 3 « pièces » : la cuisine (incluant le feu) et 2 lits ( en peau de vache) séparés par quelques petits troncs d’arbres à la verticale. Il y a un lit pour les parents et un lit pour les enfants (en moyenne 3). Mettons que les préliminaires doivent être assez courtes…

0288

0283

0293

0287

Nous avons été accueilli par le fils du chef du clan. Un beau jeune homme avec les dents les plus blanches que j’ai vues ! Dans un anglais très respectable, il nous a parlé de sa vie. Plusieurs jeunes hommes nous ont par la suite souhaiter la bienvenue en interprétant une danse traditionnelle. Leur menu se compose de lait de vache, de sang de vache (oui, oui, vous avez bien lu) et quelques fois de viande…Leur destin est déjà tracé. Les femmes s’occupent de préparer la nourriture et d’approvisionner le clan en eau potable. D’ailleurs, la plupart des femmes étaient absentes lors de notre passage, parties chercher de l’eau à la rivière. Les hommes s’occupent du bétail et s’assurent de garder le clan et le troupeau à l’abri des prédateurs, comme les lions.

Ensuite de retour à Arusha pour visiter l’école anglophone St-Puis Nursery and Primary School pour remettre nos fournitures scolaires. Pour s’y rendre, nous avons emprunté des rues en très mauvaise état, vive les jeeps 4X4! À côté de ces rues, les pistes du Serengeti sont des autoroutes…ça vous donne une idée. Enfin arrivés, nous sommes accueillis dans la « cour d’école » par une trentaine d’élèves en uniforme bleu et blanc. Les enseignants nous ont démontré beaucoup de gratitude pour notre butin. Pourtant, un grand grand sentiment d’impuissance nous a habité durant les 30 minutes qu’a duré notre visite. Les enfants viennent d’un milieu défavorisé et les enseignants tentent avec très peu de moyens de leur faire la classe et de leur inculquer un peu de discipline tout en leur apprenant le respect. Très touchant de voir ces enfants, de 4 à 10 ans environ, nous réciter en cœur quelques mots de bienvenue d’une façon un peu militaire. Très touchant aussi de les entendre chanter quelques contines, les plus grands très droits qui chantent très fort et les petits, plus délinquants, qui tentent de suivre le rythme. J’espère que vous avons aidé la cause de cette école et que les enfants comprendront que la nature humaine peut aussi être remplie de compassion et de partage.

0321
0324

0327

0328

J’espère aussi que ces petits, grâce à cette école, seront mieux équipés pour traverser leur vie africaine et qui sait peut-être changer leur destin, leur ligne de vie; une belle leçon de vie cette visite. Ouf…

Nous sommes maintenant à Zanzibar depuis jeudi soir. Nous sommes arrivées un peu plus tard que prévu…je vous raconterai. Je crois comprendre qu’il a fait environ 15 degré au Québec vendredi…ici probablement autour de 30 degré.

Jambo! Jambo!

Jambo ! Jambo !

Nous avons sillonné le Serengeti, un parc national de 14 000 km carrés, et le cratère du Ngonongoro au cours des 3 derniers jours. Notre guide et chauffeur Abdallah est un as, il possède un oeil de lynx. Nous avons eu le privilège de voir beaucoup, beaucoup d’animaux, je vous épargne la nomenclature. Mon coup de coeur ? voir les ébats amoureux d’un couple de lions à quelques 6 pieds du jeep. La vue d’un guépard encore à quelques pieds seulement du jeep fut aussi un moment fort. Le moment le plus surprenant ? Voir une hyène, allaitée ces deux petits. La hyène a un visage très doux, elle qui a tellement mauvaise réputation…L’animal le plus laid? le phacochère, un espèce de cochon avec des cornes. L’histoire la plus surprenante? Les gnous sont aussi appelés les animaux merveilles. Lors de la gestation, qui dure de 3 à 4 mois, les femelles ne consomment ni eau, ni nourriture…

0114

0107

0104c

0111

Nous avons été hébergé au Ngonongoro Sopa Lodge (avec une vue magnifique sur le cratère), au Bougainvillea Lodge (avec une piscine) et au Kati Kati. Le Kati Kati est un campement de tentes en plein coeur de la savane. Ce campement offre tous les services d’un grand hôtel, mais différemment… Par exemple, pour recharger nos appareils électroniques, caméras et I-phones, on utilise des prises mises à notre disposition sur une table commune dans la salle à manger. On nous explique que les tentes sont fournies en électricité par l’énergie solaire. Sont débrouillards ces Africains ! Le gérant du camp, qui est aussi le barmaid et le serveur au souper nous demande la veille à quelle heure on souhaite être réveillé le lendemain matin et à quelle heure on veut prendre notre douche. Plutôt que de recevoir un appel automatisé pour nous réveiller, c’est un jeune homme qui vient, à l’heure souhaitée, nous dire Jambo ! Jambo ! (bonjour) devant la tente. Pour la douche, plutôt que d’ouvrir les robinets. on crie « ok je suis prête ». Le jeune homme maintenant derrière la tente, active la douche en remplissant une poche d’eau chaude qu’il a d’abord transporter de je ne sais où. Le système de gravité fait fonctionner la douche pour environ…4-5 minutes. Plutôt que d’appeler l’ascenseur pour se rendre au souper, on ouvre la tente et, à l’aide de notre lampe de poche que l’on agite de droite à gauche, on indique au jeune homme maintenant posté sur le sentier principal, notre intention de nous diriger vers la salle à manger. Interdiction de se promener sans escorte après la tombée du jour. Notre jeune homme nous escorte donc toujours avec un « Jambo Jambo! » Croyez-le ou non, ce fut une super expérience de deux nuits.

0205

0206

0211

La nourriture est très correcte, toujours un 3 services quand ce n’est pas un buffet. Le poulet et le ragoût de boeuf sont très populaires. Au Kati Kati, on nous a même servis de l’agneau, très bon. Pour le lunch, on part avec nos boîtes à lunch en carton. Ces dernières sont livrées dans les lodges ou les campements très tôt le matin. On y retrouve un morceau de poulet, un oeuf dur, du pain, une galette végétarienne, un jus, un fruit ou deux et souvent des croustilles. Il y a 4 aires de pique-nique au milieu du Serengeti.

Regardez bien la prochaine photo…essayez de deviner..et non, ce n’ést pas le drapeau de la Tanzanie ni un autre drapeau d’ailleurs

0210

La température est très semblable à celle du Québec en septembre. Les nuits sont fraîches et les journées plutôt chaudes, dans les 23-25 degré celcius.

Demain, de retour dans la « civilisation ». On visite un village masaì. Puisque nous avions apporté un peu de matériel scolaire du Québec (crayons, cahier, effaces, crayons de couleur, post it, éguisoire, quelques balles de tennis et un ballon de soccer de la Fifa (on rit pu !), Abdallah a fait des arrangements pour qu’on puisse remettre notre butin à une école à Arusha. Ensuite, directement aéroport domestique pour un vol jusqu’à Zanzibar…

Le Rwanda

image

Je suis en pleine savane. Si je regarde au nord, mes yeux se poseront sur le Rwanda. Oui, oui, ce pays, où un génocide a éliminé plus de 800 000 personnes en 1994. Vous vous souvenez? C’est là que le lieutenant général Roméo D’allaire, témoin impuissant de ce massacre, y a laissé une partie de sa santé physique et mentale. Il a bien essayé de sonner l’alarme, un haut cri resté sans réponse, c’est compliqué les politiques étrangères. Deux peuples se sont affrontés : Hutu et Tutsi. L’un voulait éliminer l’autre. La plupart des victimes ont été tuées à la machette, souvent réfugiées dans les églises, se croyant à l’abri…Les assassins sont entrés dans ces lieux de culte en massacrant hommes, femmes et enfants. Beaucoup de femmes ont été violées avant d’être laissé pour mortes…des histoires d’horreur quoi. Le 20e « anniversaire » du génocide a été souligné ce printemps. Que reste-il 20 ans plus tard? Plusieurs enfants nés des viols, plusieurs femmes maintenant séropositives et un peuple qui tente de se reconstruire.

Maintenant on ne parle plus de Tutsis ou de Hutus, on parle plutôt de Rwandais, tout simplement. Est-ce qu’on peut pardonner à son voisin qui, à l’époque, était devenu un bourreau ? Est-ce qu’on peut reconstruire sa vie au Rwanda ou ailleurs après une telle tragédie ? Le faut j’imagine, résilience oblige. Ici en Amérique, on a le pardon plus difficile, souvent pour des peccadilles… Allez debout ! On continue…notre safari. Rwandais, je vous salue bien bas.