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Maratea, la ville aux 44 églises où on peut admirer la 2e plus grande statue du Christ au monde

Si vous lisez cet article c’est probablement parce que vos recherches sont restées (presque) vaines quant à cette destination au sud de l’Italie, à environ une heure quinze, une heure trente de train d’Agropoli dans la province de Potenza dans la région Basilicate. Vous savez probablement aussi que c’est à Maratea où trône la 2e plus grande statue du Christ au monde (22 mètres ou 72 pieds de haut), après celle de Rio de Janeiro que l’on a vue à plusieurs reprises pendant la couverture des Jeux olympiques en 2016.

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Tellement peu d’information sont disponibles sur cette ville que vous vous demandez aussi si ça vaut le détour…la réponse est oui…mais préparez-vous à devoir faire preuve de débrouillardise pour y arriver. Pour arriver où? À Maratea? À la statue du Christ? Les deux, il faut savoir que la fameuse statue du Christ se trouve à quelques kilomètres de la ville. Si vous arrivez avec le train, commencer par vous rendre à la statue pour ensuite vous diriger vers la ville. Dans les deux cas, vous aurez besoin d’un taxi…est-ce qu’il existe un circuit d’autobus de ville pour se promener entre la statue, la ville et le port? Aucune idée… Voyez le parcours en train à partir d’Agropoli à la toute fin de cet article.

Vous pouvez emprunter un sentier pédestre dans la montagne pour vous rendre à la statue à partir de l’extrémité de la ville. Comptez quelques heures seulement pour la randonnée allée-retour, sans compter le temps pour admirer la statue, la vue magnifique, imprenable sur la région et bien sûr, pour visiter une des 44 églises, qui se trouve à quelques pas de la statue. Si vous choisissez la randonnée pédestre, vous aurez tout de même besoin d’un taxi pour vous rendre au sentier à partir de la gare.

Si vous choisissez le taxi à partir de la gare pour vous rendre à la statue ou en ville, sachez que les taxis n’ont pas tous une enseigne « taxi » sur le toit…trop simple j’imagine…À la gare, dirigez-vous vers le stationnement et tâcher de repérer un taxi. Si vous ne repérez aucun taxi, appeler le numéro suivant : 339 6991878 (voir la carte d’affaires sur la photo). Le service est assez rapide, les voitures propres et les chauffeurs très gentils. De plus, puisque le numéro de téléphone vous mets en communication avec une centrale, ils vous répondent en anglais!

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Dans le stationnement, mettez-vous dos à la gare, levez les yeux vers le ciel et regarder à droite, tout en haut presque dans les nuages vous allez apercevoir la statue. Lorsque nous sommes arrivés dans le stationnement, c’est le taxi qui nous a repéré…après plusieurs minutes d’indécision…Même avec un italien très très limité et un anglais très très limité pour le chauffeur de taxi, nous avons réussi à nous entendre avec lui pour qu’il nous amène à la statue, nous attende et ensuite nous amène au centre de la ville. Si c’était à refaire, nous aurions demandé au chauffeur de nous amener à la statue, point à la ligne. Après la visite nous aurions appeler un autre taxi à l’aide du numéro mentionné ci-dessus pour nous amener en ville.

Puisque le chauffeur nous a attendu, il nous a laissé une vingtaine de minutes pour voir la statue, admirer la vue et acheter quelques souvenirs…ce fut beaucoup trop court…

Que vous partiez de la ville ou de la gare pour vous rendre à la statue, sachez que le chemin est très très sinueux (sont fous ces italiens) mais ô combien magnifique de monter de la sorte vers les nuages…

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Quand vous serez prêt à rejoindre la ville, demandez au chauffeur de vous amener jusqu’à la fontaine de l’édifice municipal qui se trouve pas mal au centre de la ville. C’est aussi un endroit très facile à repérer quand vous allez appeler un taxi à la fin de votre visite pour retourner à la gare. Demandez à la centrale de venir vous prendre à la fontaine.

Une fois en ville, perdez-vous dans les nombreuses rues et ruelles étroites si typique de ce pays…trouvez les 43 autres églises…nous en avons trouvé 6 et visiter 5 pendant notre trop court séjour de quelques heures à Maratea. Arrêtez-vous pour caser la croûte et/où prendre un verre dans un resto sympathique. Faites vos emplettes dans les (nombreuses) boutiques destinées aux touristes. Éloignez-vous du centre pour acheter un peu plus local, moins « made in China ».

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En résumé, la ville est charmante et la statue impressionnante sans parler de la vue à partir du site de cette dernière qui vous laisse sans mot et la tête dans les nuages tant au sens propre qu’au sens figuré. Allez oser, vous ne serez pas déçu!

Trajet en train entre Agropoli et Maretea

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Consultez les sites suivants pour votre itinéraire.
Moovitapp.com
Trainline.com Limited

Vous trouverez ci-dessous un résumé de notre expérience. Il existe apparemment un train direct entre Agropoli et Maratea. Le nôtre ne l’était pas.

De la gare d’Agropoli, prenez le train 3453 en direction de Sapri en provenance de Naple. Nous avons fait notre périple un mardi. 3 trains se rendent à Maratea à partir d’Agropoli durant la semaine:
Départ Agropoli : 8 h 16 – arrivée Maratea : 9 h 30
Départ Agropoli : 8 h 58 – arrivée Maratea : 10 h 54
Départ Agropoli :10 h 18 – arrivée Maratea : 11 h 39

Pour le retour :
Départ Maratea : 14 h 58 – arrivée Agropoli : 16 h 14
Départ Maratea : 16 h 34 – arrivée Agropoli : 17 h 50
Départ Maratea : 17 h 44 – arrivée Agropoli : 19 h 47

Attention : la gare de Sapri se trouve AVANT la gare de Maratea. Nous avons pris un second train à Sapri en direction de Maratea. Nous avons appris que nous devions changer de train lorsque, sur le train, on annonce Sapri comme « final destination »…quand je parlais de débrouillardise…Soyez donc très attentif quand on annonce la prochaine gare à bord du train…Comment savoir quel second train prendre pour arriver à Maratea, bof, montrez votre billet de train, demander aux préposés sur le train, gesticulez, faites-vous comprendre…rapidement, puisque le second train à Sapri en direction de Maratea est parti quelques minutes seulement après notre arrivée en gare. Consulter les sites mentionnés ci-dessus pour éviter les surprises…

Le trajet en train est très agréable. Le train file à travers les montagnes, longe la mer à quelques endroits en plus de franchir de nombreux tunnels vous laissant la surprise de découvrir des paysages différents à sa sortie : un bord de mer, village ou encore flanc de montagne pittoresque.

Phénix le logiciel de la honte

Les fonctionnaires ont le dos large, surpayés, surévalués, sans âme, sans coeur.

Par contre, un droit subsiste dans une démocratie…tout employé a le droit d’être rétribué à la hauteur des services rendus… La situation est tout autre présentement au gouvernement fédéral, des employés refusent des promotions, retardent leur retraite…un congé de maternité, de paternité, une des plus belles étapes de vie devient un cauchemar…pourquoi? À cause de Phénix, le ¨nouveau’ logiciel de paye du gouvernement fédéral. Tout est centralisé à Miramichi…des économies, des efficacités sans pareil! Voilà les promesses des conservateurs…on rationalise, on coupe. Dès les premiers mois, le logiciel a présenté des difficultés, a connu des ratés….pas grave on étend l’implantation. Plus tard, d’autres problèmes surgissent, pas grave on étend l’implantation…des mois, voire des années plus tard, on se retrouve avec des fonctionnaires pas payés, sous payés, surpayés…Wow, direz-vous, des milliers de dollars en trop! Merveilleux..pas quand perdez des crédits d’impôt, pas quand des déductions vous sont refusées parce que votre salaire est erroné, trop élevé. N’ayez crainte, le gouvernement est très rapide pour reprendre son dû…parfois trop tard, puisque le mal est fait.

Mais pourquoi? Pour avoir voulu rationaliser, concentrer, économiser en enlevant la gestion des payes aux ministèrs et en la centralisant à Miramichi…comprenez-moi bien, je n’ai absolument rien contre Miramichi…une belle région, des gens super sympathiques…mais n’oublions pas l’idée maîtresse…tout le monde a le droit d’être rétribué à la hauteur des services rendus…même les fonctionnaires…

Quand le gouvernement redonnera-t-il la gestion des services de paye à chacun des ministères…quand le premier ministre, les ministres et même les sous-ministres deviendront-ils solidaires de leurs employés et refuseront d’être payés tant et aussi longtemps que des fonctionnaires perdront leur crédit, leur maison leur dignité? Elle est peut-être là la honte…

Aujourd’hui, il faut vivre

Aujourd’hui il faut vivre ne serait-ce que pour prouver aux quatorze femmes abattues par un tireur fou en 1989, qu’elles ne sont pas tombées dans l’oubli. Aujourd’hui, il faut vivre pour qu’elles puissent voir, de l’au-delà, que la société québécoise se bat toujours pour que jamais plus des femmes belles et tellement intelligentes ne soient la cible d’un misogyne quelconque. Anne-Marie, Barbara, Annie, Nathalie, Hélène, Maryse, Maud, Geneviève, Sonia, Michèle vous occupez, depuis 28 ans, une place bien spéciale dans le coeur de toutes les familles québécoises.

Parlons-en de cette société québécoise, tellement différente du ROC. On fume plus, on se marie moins, on divorce plus, on produit plus d’artistes, on vénère notre télé ! Pourtant plusieurs drames s’y sont joués…l’Assemblée nationale, Polytechnique, McGill, Dawson. Pas nécessairement perpétré par un misogyne, mais toujours par une personne souffrante, un homme en détresse que l’on aime qualifier de fou. Les fous, nous interpellent beaucoup moins, les fous ont les enferment, on y peut rien. Pourtant ces hommes avaient des familles, un logement, un emploi, des amis peut-être, une vie quoi! Belle ou malheureuse…souvent malheureuse, j’imagine…

Nous avons tous une responsabilité de dénoncer les paroles et les comportements déplacés, voire malsains. Les femmes doivent refuser, parler, dénoncer. Les hommes ont aussi une responsabilité; quand vous entendez vos chums, vos collègues. vos connaissances abaisser les femmes, une femme; quand vous entendez ces derniers se défouler en fantasmant des comportements inacceptables sur les femmes, sur leurs collègues, leurs amies… dites-leur donc ! Vous avez une façon bien masculine de régler vos différends, Mettez-la donc à profit !

Parce que c’est aussi ça vivre : dénoncez, posez des questions, posez LA question, allez chercher de l’aide, pas seulement pour soi, mais aussi pour ces hommes écorchés.

Aujourd’hui, il faut vivre !

Ni oui, ni non

Même pas un brin romancée, cette histoire sur l’aide médicale à mourir est véridique, à l’exception du prénom utilisé

Bruno, autrefois de stature moyenne ayant vécu à 100 miles à l’heure, souvent délinquant, maintenant devenu un homme décharné, rongé par un cancer qui n’est fini plus. Qui n’en finit plus de lui enlever la vie, tranquillement comme s’il avait à expier ses fautes, ses faux pas. Un cancer en phase terminale qui le fait tellement souffrir qu’il décide de demander l’aide médicale à mourir. Il souffre constamment, malgré la morphine, malgré tous les autres médicaments rendus sans effet, malgré l’amour de ses proches qui l’accompagnent courageusement.

Réponse suite à sa demande de mourir dignement, prochainement, parce que la douleur prend toute la place, parce que la douleur est insoutenable : NON

Mais que faut-il pour obtenir un oui, pour obtenir le droit de trépasser doucement? Alors cet homme au bout du rouleau, au bout de sa vie y va avec les moyens du bord….s’immoler par le feu. Son paternel arrive au moment où sa jambe est brûlée au 3e degré, au moment où les lambeaux de peau se détachent, une peau brûlée vive à cause de l’essence et d’un briquet. Lui aussi brûlé aux mains en stoppant son fils de s’immoler, lui dit « on va trouver un autre moyen mon garçon ».

Alors, vient la deuxième demande d’aide médicale à mourir, la demande de mourir dignement, non pas brûlé vif, mais doucement. La réponse à la seconde demande de mourir dignement : OUI

Alors le médecin lui demande quand veux-tu partir doucement, dignement? Demain, de répondre d’emblée notre homme.

Alors, le lendemain, entouré de sa famille et d’un médecin qui ne cesse de lui (re)-demander, êtes-vous certain de vouloir en finir? Oui. Avez-vous changé d’avis? Non. Il n’a pas changé d’avis…son corps rongé par ces cellules du mal le font toujours autant souffrir. Alors le médecin explique la procédure, une première injection pour l’endormir et une seconde qui paralyse tous les muscles du corps (ou ce qu’il en reste) dont les muscles nécessaires à la respiration…c’est là que la vie s’achève, doucement, dignement.

Une première injection endort notre homme, tellement qu’on peut l’entendre ronfler…Est-il toujours souffrant, demandent ses proches? Non. Une seconde injection et les ronflements cessent doucement…est-ce qu’il est parti maintenant demande sa famille? Oui, répond le médecin. La vie l’a quitté tout comme les souffrances insoutenables.

En faveur de l’aide médicale à mourir ? Bien sûr que oui! Faut-il mieux encadrer les refus, les non? Sûrement oui…les conséquences peuvent être désastreuses.

Allez, repose en paix jeune homme!

Arrividerci!

Dernière journée de vacances en Italie. Nous sommes retournées à Santa Maria di Castellabate puisque la pluie nous avait laissé sur notre faim quelques jours auparavant. Mettons que notre faim a été vite rassasiée…Bien que ce soit très, très charmant, Santa Maria c’est très, très petit. Après avoir (re)visité la rue commerciale, nous avons découvert la plage, petite, magnifique et remplie d’Italiens!
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Sur le chemin du retour, nous avons visité le port d’Agropoli. Nous avons terminé notre journée, enfin notre après-midi avec, bien sûr, une pizza margherita…oui, oui, c’est terminé les pizzas margheritas…
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Un dernier repas tardif, un dernier coup d’oeil sur la mer, un dernier aurevoir de nos amis, et voilà, c’est finiiiiiiiii.

Demain, samedi, départ à 7 heures pour 4 heures d’autobus pour arriver à Rome. 9 heures de vol et 2 heures de voiture pour (enfin) arriver à la maison.

Quelle belle semaine! Arrividerci Italie!

Journée à l’italienne

Ce jeudi 18 juin, nous avons visité le marché public d’Agropoli. Je crois que tout l’Agropoli se donne rendez-vous au marché public le jeudi matin. Un agent doit contrôler la circulation au coin des rues Liberia et Gaspesia. Pas besoin de direction, juste besoin de suivre le traffic et la foule Pour les Québécois, c’est comme aller au marché aux puces à St-Eustache ou encore à Masson, mais 3 fois plus grand! Les vêtements, les nappes, les draps et les souliers s’entremêlent. Nous voilà arrêter à un stand à bobettes…mais les bobettes sentent le poisson…mais non, le stand de poisson est juste à côté des bobettes…sont fous ces italiens! Quelques bons achats à faire avant de retourner passer l’après-midi à la playa de l’hôtel.

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Pour notre avant-dernière soirée en sol italien, on se paye (encore) une pizza Margherita…une pizza, un demi litre de vin et un coca pour 13 euros…Le cappucino?1,40 euro…
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Les italiens semblent beaucoup apprécier la plage. Ils s’y rendent en famille du plus petit au plus grand. Que font les italiens sur la plage? Ils jouent au foot (soccer) pardi! Du plus jeune qui peut à peine se tenir debout au plus sage aux cheveux argentés en passant par la maman, on joue au foot!

Demain pour notre dernière journée, on retourne à Santa Maria. Nos amis Caro et André se rendent à Capri pour la journée. Nous les retrouverons pour le souper pour une dernière soirée. Ciao !

Santa Maria di Castellabate

Santa Maria di Castellabate

Ce matin, on a repris l’autobus pour se rendre à Santa Maria di Castellabate. Il faut être patient pour attendre l’autobus…Sur l’horaire, on indique que le bus sera à Agropoli à 8 h 30…c’est grand Agropoli…Le bus est arrivé à 9 h…La ligne 34 nous amène à Santa Maria di Castellabate. Encore faut-il savoir c’est où Santa Maria. On observe, on écoute les gens dans le bus pour essayer d’attraper quelques brides de conversations qui pourraient nous indiquer quand débarquer…une madonne italienne, qui essaie de nous aider, y va d’un discours bien senti…en italien…on comprend, commune, Castellabate, qu’on doit prendre un autre bus en hauteur…bon. Finalement, l’arrêt pour Santa Maria est très facile à repérer : le bus arrive dans un stationnement, recule, et laisse sortir les gens. C’est ici Santa Maria. Notre italien quasi inexistant nous fait changer nos plans, on restera, pour l’instant, à Santa Maria…imaginez dans l’Italie profonde, sans notion d’italien, où l’anglais devient une langue très étrangère…viva Santa Maria! Ce bourg très charmant nous offre quelques rues pétionnières où se côtoie les locaux et les touristes, où les étalages de légumes se mélangent aux boutiques de souvenirs. Un orage nous fait rebrousser chemin avant d’avoir atteint la mer…ce n’est que partie remise.

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Puisque le temps maussade s’est installé pour quelques heures, laissez-moi vous parler de l’Hôtel la Darsena. Ce 3 étoiles très confortable nous offre une vue splendide sur la mer. Les repas sont en général délicieux. Nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel. Pour le lunch, nous demandons une boîte à lunch avec quelques sandwiches (baguette, jambon et fromage italiens..miam), un fruit, quelques biscuits et une bouteille d’eau. L’appel de la pizza Marguerita nous amène à délaisser le souper au profit d’une pizzeria locale. La chambre est très confortable. Puisque le Wifi est plutôt capricieux, je dois m’installer sur le balcon très tard le soir pour écrire mes récits. Je dois donc me sacrifier et écrire mon blogue au son de l’océan inspirée par le château illuminé au loin, la vue d’une ville endormie et à sentir la mer…
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Demain, on profite du marché public pour faire quelques achats, boire un bon cappucinno italien et goûter quelques pâtisseries locales. Ah oui, est-ce que je vous ai mentionné que j’aimais l’Italie? Juste au cas ou…j’aime l’Italie, j’aime l’Italien…J’AIME L’ITALIE! Ciao!

On doit mener de biens bonnes vies

On doit mener de bien bonnes vies puisqu’en ce mardi matin, on se rend à l’arrêt d’autobus en essayant de comprendre l’horaire…en essayant de tirer des informations de la madame de la tabagie qui semblait n’avoir jamais pris de bus de sa vie, malgré le fait que c’est là qu’on doit acheter les billets d’autobus, et voilà qu’apparaît..un bus. Paestum? on demande au chauffeur? Si! Si! Alleluia!! Surtout qu’on avait invité nos voisins de repas à se joindre à nous pour la visite de Paestum, Caro et André de Terrebonne. Y’a de ces rencontres forfuites qui nous font appréciées nos voyages et qui rendent les heures de repas encore plus agréables. Pierre et Michelle sont venus complétés la visite…Pierre a une formation en histoire…

Quelques 15 minutes plus tard, le sympathique chauffeur nous débarque à 200 mètres de l’entrée principale de notre destination Paestum. Paestum est célèbre dans le monde entier pour ses temples grecs parfaitement (ou presque) conservés. Il s’agit d’une ville datant d’avant Jésus Christ. Trois temples en sont l’attraction principale : le temple de Poséidon (Neptune en grec), Athéna et Héla. Le plus gros, le plus majestueux, celui de Poséidon est le mieux conservé. Autour de ces trois temples, on peut visiter, toucher, presque sentir la cité grouillante de vie avec ses maisons, son gymnase, sa basilique (le temple d’Héla), l’agora, le forum, la piscine et l’amphithéâtre. On peut se promener à travers les ruines, les toucher. On termine avec la visite du musées où les artéfacts retrouvés sur le site pullulent. Des armes, des vases en poteries, des tombeaux, et j’en passe ont trouvé refuge dans cet immense musée qui n’a l’air de rien de l’extérieur. Sont fous ces Italiens!

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Nous voilà donc fins prêts pour le chemin du retour. On revient à l’endroit où notre sympathique chauffeur nous a débarqué…Caro demande à deux jeunes hommes s’ils savent où prendre l’autobus pour le retour. Oh, non, répondent-ils et ça fait 20 minutes qu’ils sont sur la route sans apercevoir de bus…misère…on marche donc tous les quatre la tête basse sous une chaleur accablante. Et tout à coup…un bus…mais il faut hélé le bus…le bus continue son chemin. J’entreprend le sprint de ma vie pour faire signe au chauffeur de s’arrêter en espérant qu’il regarde dans son rétroviseur…miracle! Le bus s’arrête environ une centaine de mètres devant nous. Nous voilà donc les quatre québécois à courir à la queue leu leu. Un par un on entre dans l’autobus pour apercevoir notre chauffeur sympatique au volant. On doit mener de bien bonnes vies…

Demain, on reprend le bus…misère…cette fois pour Castellabate, village pittoresque au sud d’Agropoli. Chow! Chow!

Sont fous ces Italiens!

Lundi, une (autre) magnifique journée, cette fois sur la côte amalfitaine. Cette dernière s’étant sur 25 km à partir de Positano. Classée au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1987, cette partie de l’Italie est reconnue pour son relief, très, mais très accidenté et pour ses village magnifiques. Sur les 25 km, nous avons vu les villages de Positano, Amalfi et Salerno.
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De notre hôtel la Darsena, nous avons marché une bonne trentaine de minutes pour se rendre à la gare de train. Un trajet d’une quarantaine de minutes nous amène à Salerno. Au sortir de la gare à Salerno, une petite marche de 5 minutes nous permet d’atteindre le port pour prendre notre premier ferry de la journée, destination Positano. Un périple de 70 minutes nous montre la côte amalfitaine à son meilleur…Nous suivons la côte où sont jauchés des maisons…on dirait des pièces de Légo, parsemées ici et là sur la montagne. Qui dit maisons, dit routes…misère…Quelle bonne idée de faire la côte amalfitaine en bateau plutôt qu’en autobus…on s’est épargné quelques crises cardiaques et de nombreuses sueurs froides…vraiment…Plusieurs questions nous viennent à l’esprit…comment au 12e siècles, les habitants ont-ils fait pour apporter les matériaux nécessaire pour construire les demeures…comment les habitants ont-ils fait pour construire des routes à flanc de montagnes sans perdre la raison. Sont fous ces Italiens! Et pourtant on se retrouve devant une des belles régions de l’Italie…

L’attraction principale à Positano? Comme tout bon village catholique, sa cathédrale qui se dresse au milieu de ce bourg d’au plus 500 mètres de long, mais dont la pente rejoint aisément les 40 degré…La côte de Ste-Anne de Beaupré à Québec? Une peanut….Après une visite de quelques heures, nous voilà à bord de notre 2e ferry de la journée, destination Amalfi.
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L’attraction principale à Amalfi? Et oui, la cathédrale…où l’on peut aussi visiter la crypte qui abrite la tête de St-André…oui, oui, seulement la tête. Ben coudonc, l’Italie peut se vanter d’avoir la tête de St-André et au Québec, l’oratioire St-Joseph peut se vanter d’avoir le coeur du frère André…à chacun sa partie j’imagine…Amalfi regorge de boutiques et de restos, bien sûr toujours en hauteur. J’y ai mangé ma meilleure gelato à vie : chocolat, noisettes et praline…mama mia!!! Arrive notre 3e et dernier ferry de la journée pour retourner à Salerno, reprendre le train pour Agropoli…

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Quoi de mieux que finir la journée dans un resto local à manger de la mozzarella bufflonne et de la pizza Margherita…J’aime l’Italie….J’aime l’Italie…J’AIME L’ITALIE! Demain, au menu, Paestum et la plage…chow! Chow!

Agropoli – La magnifique

Ce dimanche, nous avons changé de chambre pour avoir une pleine vue mer. Avec la vue vient aussi la musique des vagues qui se cassent sur la plage, une musique qu’on peut entendre 24 heures sur 24…

Après quelques heures passées sur la plage à se saucer le popotin, nous avons exploré cette ville si typique du pays. Plusieurs plages entourent la ville. Fait intéressant, plusieurs de ces plages ont reçu la reconnaissance du Drapeau bleu FEE qui atteste de la propreté de la mer, de la sauvegarde de l’environnement et de l’efficacité des services de tourisme. Aujourd’hui dimanche, les plages étaient bondées d’italiens venus passer la journée à la plage. Faut dire que la température était magnifique…plus de 30 degré…à l’ombre. Drôle de journée pour explorer la ville…

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Après plus d’une heure de marche et une montée d’une quinzaine de minutes, nous sommes arrivées au Château Angevin-Aragonais complètement trempées…Ce, château date du 6e siècle après J.C. Je ne sais pas pourquoi, mais les ruines dans cette région sont très bien préservées. Le château fait partie d’un bourg médiéval plein de petites ruelles où plusieurs maisons sont toujours habitées. La vue sur la mer est à couper le souffle. Quoi de mieux qu’une bera (bière) pour reprendre son souffle avant de redescendre par un autre chemin pour arriver à une piazza (place) typique du pays et grouillante de vie et de boutiques. Vraiment belle cette ville…

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Demain, destination Salerno en train, Positano et Amalfi en ferry. Bon pour terminer, je me dois de souligner l’anniversaire de Carole. Carole à défaut de pouvoir te ramener un italien, nous en avons trouvé un pour te souhaiter bonne fête. Alors bonne fête Carole de la part d’un bel italien pas trop nerd…
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